Je voudrais reprendre une analogie chère aux stoïciens. Selon eux, nous ressemblons à des billes, lâchées sur un plan incliné. Impossible de ne pas rouler vers le bas jusqu’à notre mort, victime du destin, avec tout au plus l’habilité de légèrement dévier notre course.

Je ne suis ni fataliste ni stoïcien, mais j’aime cette analogie. Du point de vue d’Einstein, vous vivons dans un monde vallonné par les puits de gravité où il serait facile de tomber si notre vitesse de chute en réaction ne nous maintenait pas en orbites plus ou moins stables. Reste un vecteur qui nous attire vers le bas et contre lequel nous devons lutter. Cette force est indissociable de la topologie de l’univers.

Dans l’espace social, il existe des forces semblables. Et dans l’espace social construit au-dessus d’Internet également. La structure physique du réseau influence toutes nos activités sur ce réseau, exactement comme la gravité. Nous pouvons de temps en temps nous en affranchir, au prix d’une belle dépense d’énergie, mais toujours elle nous rattrape.

Internet, au niveau physique, possède une structure décentralisée. Je parle des câbles, des rooteurs. En tant qu’usager, je suis directement connecté à mon provider, qui devient une étoile sur le réseau. Pour discuter avec un autre usager, je dois passer au minimum par le cœur de mon provider, voire le cœur d’autres providers et fournisseurs de services.

Ce réseau ne pourrait être physiquement distribué que si nous pouvions nous connecter des uns aux autres en direct (via nos routeurs WiFi par exemple). C’est techniquement possible, mais encore du domaine du hacking.

Sur ce réseau physique décentralisé, nous avons construit le Web. Techniquement, il est distribué, puisque tous les sites peuvent pointer directement vers tous les autres. Reste que dans la pratique, sous l’effet notamment du trou noir Google, il ne cesse de se centraliser autour de quelques étoiles monstrueuses. Par rapport aux autoroutes qui mènent vers elles, nous ne tressons entre nous que de minuscules sentiers, qui ne réussissent pas à brouiller l’architecture massivement décentralisée du Web (des centres interconnectés par leur cœur).

Pour construire un espace plus égalitaire, plus collaboratif, plus indépendant, il nous faut reprendre en main les connexions directes entre nous. Sinon nous subirons de plein fouet les forces propres à la topologie décentralisée. Elles nous aspireront vers leurs centres respectifs, quels que soient nos efforts. Nous serons enchaînés.

On ne peut pas se réfugier derrière la complexité du réseau en disant qu’il est à la fois centralisé, décentralisé et distribué selon ses couches et qu’il faut faire avec (la gravité ne nous a pas empêchés de voler). Il existe bel et bien une topologie dominante du net : Paul Baran l’a nommée sans doute mal à propos décentralisée (en ce sens que plutôt qu’un centre il en existe de nombreux). Passer de la centralisation à la décentralisation aura été comme passer de la dictature à l’oligarchie. Il nous faut maintenant passer de l’oligarchie numérique à un réseau démocratique, et donc topologiquement distribué (l’absence de centre garantissant en quelque sorte une égalité de tous les agents). Comme nous n’avons que partiellement la possibilité de réformer la structure physique, il nous faut lui ajouter une couche réellement distribuée, ce à quoi s’emploie le P2P et blockchain.

C’est à la fois un projet technique, il nous faut des outils de connexion et de partage de pair à pair, mais également un projet social, ou plutôt un désir de davantage d’indépendance et de liberté chez certains individus. Seule cette envie, ainsi que quelques contraintes de type surveillance massive, pousseront nombre d’entre nous à expérimenter des formes d’interactions plus distribuées.

Il ne s’agit donc nullement d’un constructivisme politique, de type communiste, mais plus simplement d’une possibilité à saisir et à développer à partir de quelques graines éparses, avec tout au plus l’espoir de voir germer des forêts, avec également la conscience que le réseau contrairement à la gravité reste à construire. Il n’est ni immuable, ni une fatalité. Sa topologie profonde dépend de son histoire, elle-même basée sur des protocoles comme TCP/IP. La physique des rooteurs peut être réécrite pour qu’elle ne fasse pas pencher l’édifice vers la centralisation/décentralisation. Et plutôt qu’elle soit réécrite une fois pour toutes et pour tous, on doit imaginer de la réécrire dans quelques coins, de la tester, de la déployer éventuellement si elle fonctionne.

Pour moi, c’est un projet politique que je n’hésite pas à qualifier de démocratique (à l’opposée de la dictature de la majorité propre au modèle représentatif). Il doit être lui-même distribué. Naître de graines diverses et toutes différentes. La transition repose sur une germination multiple, avec apprentissage par essais et erreurs. La nouvelle topologie doit faire pencher la structure sociale vers le centre de chacun plutôt que vers quelques-uns en particulier (et toutes les solutions envisageables à nos maux seront renouvelées).

Le Web n’a pas été structurellement assez robuste pour résister à la topologie physique d’Internet. Il s’y est plié, et nous avec lui. Il faut inventer l’équivalent de l’avion numérique capable de résister à la gravité. Blockchain pourrait être une sorte de long courrier, placé en orbite haute, loin des puits de gravité. Nous resterions des passagers, mais avec le pouvoir de remonter la pente de la montagne plutôt que de nécessairement dévaler vers la vallée où passent les autoroutes.

Il suffit de regarder une image satellite de nuit de la France pour découvrir sa centralisation à outrance, pour comprendre que la physique influence le politique et réciproquement. Aujourd’hui, les images du Net ressemblent à celles de la France. Chacun avec nos moyens et nos envies, nous pouvons redessiner la cartographie en même temps que nous rêvons de réformes politiques. L’une de ces deux tâches ne peut aller sans l’autre.

La forme du territoire limite les possibilités de ce que nous pouvons y faire.

PS  : Ce billet est une réponse indirecte à un long commentaire de Narvic.

Quand toutes les routes mènent là, toutes les réponses viennent de là.

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5 comments

  1. narvic says:

    Je préfère nettement ta nouvelle formulation de ton idée à la précédente, comme quoi les commentaires dans les blogs restent utiles, quoi qu’en disent certains… 😉

    D’abord, nous avons, me semble-t-il, un problème de vocabulaire, à propos du terme “décentralisé” que nous utilisons tous les deux alors qu’il n’est pas clair et qu’il convient mal à ce que nous voulons désigner précisément.

    J’ai essayé de préciser un peu, en disant chaque fois “décentralisé en étoile”, mais cette formulation n’est qu’a moitié satisfaisante. On retrouve le même genre de problème en “technique politique”, quand on veut parler de la topologie de l’organisation de l’État : on dit “décentralisation” quand on veut parler de transfert de compétence depuis le noyau central, plus ou moins autonome (gouvernement, Parlement) vers un noyau local, plus ou moins autonome lui-aussi (commune, département, région), alors qu’on dit “déconcentration” quand on veut parler d’un transfert, à l’intérieur de la structure de l’État central, entre un noyau et des “sous-noyaux” qui ne sont pas autonomes quant à eux, d’un ministère vers une préfecture, une académie, un parquet, par exemple.

    On trouve un problème du même genre en “technique politique” quand on distingue une structure étatique “centralisée”, “fédérale” ou “confédérale”…

    Tout ça dit, à sa manière, la complexité du sujet…

    Il y a bien des couches qui se superposent, et la topologie de chaque couche peut être différente de celles qui se trouvent “au-dessus” et “au-dessous”. Chacune de ces couches peut même présenter plusieurs “options” possibles d’organisation différente. Et il faut “faire avec”…

    Ce n’est pas la même chose, par exemple, si on transfert une compétence qui relève actuellement de l’État central (un ministre) vers une autorité locale, s’il s’agit d’un préfet (nommé par le gouvernement) ou bien d’un président de département ou de région ou encore un maire (élu au suffrage universel localement).

    En cas de conflit entre intérêt central et local, la réaction de ces deux types d’autorité locale sera très différente. Les deux tenteront une négociation, un arbitrage, entre le local et le central, mais pas de la même manière. Le préfet le fera au nom d’un intérêt général supérieur (il “sacrifiera” plus facilement le local au général), et le maire ou le président de région ou de département le fera au nom d’un intérêt général localisé (il préservera plus facilement le local, parfois au détriment du général)…

    La différence devient très nette dans le cas d’une décision soumise à un “effet NIMBY” (“pas de ça dans mon jardin !”). Où implanter, par exemple, une infrastructure collective polluante, comme une usine d’épuration des eaux usées ou une autoroute, etc. ?

    Quelle est la solution la plus démocratique dans ce cas ? A quel niveau dans la topologie politique (local/central) une telle décision doit être prise et par quel type d’autorité (centrale, déconcentrée ou décentralisée [par un “représentant” élu par la communauté locale], voire distribuée [démocratie directe, référendum…] ) ?

    Cette problématique est très bien illustrée par les deux exemples de Sivens et Notre-Dame-des-Landes….

    C’est pour ça que – comme tu le résumes 😉 – je me “réfugie” “derrière la complexité du réseau en disant qu’il est à la fois centralisé, décentralisé et distribué selon ses couches et qu’il faut faire avec”.

    Selon moi en effet, il faut “faire avec” cet entrelac… La solution, à mon sens, ne peut pas se trouver dans une réformation générale de la topologie du système de décision politique face à chaque nouvelle décision conflictuelle qui se présente. Car il faudrait réformer tout le temps, dans un sens différent pour chaque nouvelle situation. Ce sera le chaos permanent… menant à différer perpétuellement les décisions.

    Et, selon mon expérience, on aura le plus souvent tendance à opter pour la création d’une couche d’organisation supplémentaire ad-hoc, accroissant la complexité de la topologie générale et conduisant à terme à sa paralysie.

    Quand je dis “faire avec”, ça ne me semble en réalité pas très différent de ce que tu dis à propos des billes sur leur plan incliné… Les billes “font avec” la gravité.

    “Faire avec” signifie pour moi que la solution n’est pas nécessairement (et même rarement) dans la réforme de la structure, mais plutôt dans son utilisation raisonnée. Dans un jeu, on ne change pas les règles face à un nouveau problème, on les utilise. Et c’est seulement quand on a épuisé le potentiel de ces règles qu’il devient patent qu’elles ne sont pas adaptées à ce nouveau problème et qu’on les change.

    Mon approche est en réalité “historique” et concrète, alors que je trouve la tienne trop “théorique” et abstraite.

    L’empilement des couches de la structure et la diversité de leur topologie est un héritage. Il est le résultat d’une histoire. Il a donc ses raisons. Ce n’est certes pas gravé dans le marbre, mais il faut “faire avec”… “Faire avec” ne veut pas dire qu’il ne faut jamais changer ou adapter le cadre. Ça veut dire qu’il faut agir à l’intérieur du cadre, parce que nous sommes à l’intérieur de ce cadre, et qu’il n’existe, en réalité, aucun extérieur. Wittengstein a écrit quelque chose de génial à propos de cette idée, mais je ne retrouve plus où. ;-(

    Je reconnais que ce point de vue est fondamentalement “réformiste” et qu’il conduit à nier la possibilité même d’une “révolution” réelle. Selon ce point de vue, toute révolution est u-topique (elle n’est “nulle part”). Il n’existe aucun lieu “extérieur” à partir duquel on pourrait penser cette révolution, parce que toute pensée ne se produit que “à l’intérieur” du cadre lui-même où elle est censée produire aussi ses effets. On ne peut pas sauter par dessus son ombre !

    Cette idée qu’il existerait un lieu de la pensée, situé en quelque sorte “en surplomb” de la réalité, ce n’est rien d’autre que du Platon (et tu sais à quel point je déteste ça :-)).

    Tu dis : “La forme du territoire limite les possibilités de ce que nous pouvons y faire.”

    Je suis d’accord avec ça. Mais il faut “faire avec”. Ça s’appelle, selon moi, la “condition humaine”. 😉 C’est comme un pull qui nous habille. On peut le déformer de l’intérieur, mais on ne peut pas l’enlever pour en mettre un autre qu’on aurait patiemment tricoté à côté. Car on n’a pas de pull de rechange ! Il n’y a qu’une seule réalité.

    Alors “faire avec”, ça veut dire quoi ?

    Ça n’empêche pas de penser qu’il faut une réforme radicale. Mais ça change quelque chose à la manière d’y parvenir…

    Ça signifie que la solution n’est pas dans la réflexion, mais qu’elle est dans l’action.

    La pensée de ce qu’il convient de faire, elle nait de l’action elle-même de faire, pendant qu’on le fait. C’est là que peut intervenir une “prise conscience”, même si elle n’est, en réalité, pas strictement nécessaire.

    Ce que j’avance est juste une “variation réformiste” sur le thème de la “praxis révolutionnaire” des vieux marxistes. Comme le dit d’une autre manière Raymond Aron (certains attribuent aussi cette citation à Karl Marx. Je n’ai jamais vérifié…) :

    “Ce sont les hommes qui font l’histoire, mais ils ne savent pas l’histoire qu’ils font.”

    Quand je dis que je trouve ta position trop “théorique” et pas assez “historique”, c’est qu’il me semble que tu surestimes (AMHA, et tu n’es pas le seul !) la question de la prise de conscience en politique.

    Selon moi, la prise de conscience est un effet et pas une cause. C’est même un effet émergent. La prise de conscience, c’est la tentative des hommes de comprendre l’histoire qu’il font, pendant qu’ils la font. Mais ce n’est pas la cause de l’histoire qu’il font.

    Ça peut infléchir l’histoire qu’ils font, mais ça n’en est pas le moteur. Le moteur, ce serait, en quelque sorte, une version transposée à histoire de “ta” gravité einsteinnienne dans le domaine de la physique (et je parle dans ce cas de l’histoire comme science, pas de l’histoire comme littérature, philosophie ou politique. Une science à la Fernand Braudel [l’école des Annales] et Michel Foucault [“L’archéologie du savoir”], une science conforme à la norme de Karl Popper… ).

    Alors, quel est ce “moteur” de l’histoire ? Marx a pensé que c’était la lutte des classes. Il y a certainement du vrai là-dedans, mais c’est sûrement insuffisant…

    Ce qui me semble acquis, en tout cas, c’est que ce moteur agit sur les rapports de force sociaux concrets (et pas “premièrement” par la prise de conscience “théorique” qu’on en aurait).

    D’où découle que l’action possible qu’on pourra avoir pour changer les choses résulte de la construction sociale d’un rapport de force opposé à ceux qui font que les choses sont telles qu’elles sont aujourd’hui.

    Et ça consiste à faire quelque chose d’assez simple à décrire (mais beaucoup moins simple à réaliser !) : se trouver, s’unir, s’organiser… et agir.

    Il n’est pas question selon moi, contrairement à ce que tu dis, de “redessiner la cartographie en même temps que nous rêvons de réformes politiques”, mais plutôt de trouver ceux qui ont le même objectif (càd le même intérêt) que toi, et ensuite… s’unir, s’organiser… et agir. 😉

    Vivent les blogs !

  2. Merde, j’ai effacé ma réponse… je déteste ça 🙂 Je recommence, sans trop de courage.

    En gros, je n’ai pas en tête la politique globale ni l’Histoire… je voudrais juste qu’on trouve le moyen de mettre en place des groupes d’actions sans que leur mode d’organisation les ramène mécaniquement à une ancienne topologie.

    Pour faire du vrai décentralisé (donc du distribué), en gros on n’avait rien avant blockchain sur le Net. On va bien voir ce qui va en sortir (hors du champ du business et de la monnaie).

  3. narvic says:

    Les groupes anars expérimentent depuis des décennies toutes les formes “théoriques” possibles de mode d’organisation “alternatifs”, sans en avoir inventé aucun d’aussi fonctionnel que ce qui existait déjà, quand il s’agit d’agir. D’ailleurs, ces anars-là… parlent beaucoup et agissent peu. ;-))

    Je répondais bien à ton commentaire : c’est l’action elle-même qui crée le mode d’organisation approprié à ce qu’elle organise. Et si “ça” ne s’organise pas, c’est que “ça” n’est animé par aucune force mobilisatrice suffisante et donc que, socialement, ça n’existe pas…

    Quand il existe un intérêt commun réel et suffisant, “ça” finit toujours par s’organiser d’une manière ou d’une autre. Et la forme qui a émergé est forcément la bonne, puisque c’est celle qui a fonctionné. :-))

    Ça ne pose de problème d’organisation QUE dans le cas ou l’intérêt commun à agir est trop faible ou bien que tentent de s’unir des forces qui sont en réalités confuses, divergentes ou contradictoires.

    Comme dirait Darwin : quand ça bouillonne, alors ça foisonne, et ne survit que ce qui est adapté à la situation.
    Et comme aurait dit un certain Crouzet, c’est un phénomène émergent ! 🙂

    Ce que j’ai essayé de dire, c’est que la question de l’organisation est une fausse question. La seule question qui compte est celle de l’analyse objective de la situation (et surtout du rapport de force) et des réponses concrètes que l’on propose pour y remédier dans le cadre qui est imposé par le réel.

    Si ces réponses/propositions d’actions sont correctes par rapport à une situation correctement analysées, ceux qui y ont intérêt se mobiliseront.

    Si la mobilisation ne prend pas, ou si elle n’est pas efficace, ce n’est pas le mode d’organisation qui craint, c’est que l’analyse de la situation est mauvaise et que les solutions proposées ne convainquent personne.

  4. Gene says:

    C’est bien intéressant tout ça, mais ça sème un peu plus de trouble chez moi :-/

    En gros, ce que je comprends, c’est que chaque ordinateur serait un relais pour les autres… pour autant que cet ordinateur ne soit pas éteint. Sinon, la chaîne serait brisée de telle heure à telle heure (je parle d’après l’usage que j’en fais, car je ne passe plus autant de temps sur ma bécane, les événements politiques me dépassant complètement).

    Ou alors, il faudrait que chacun ait un cloud dans lequel les autres peuvent aller piocher… un peu comme le réseau pearltrees.

    Or si on se retrouve dans une combinaison où chacunE aimante unE “amiE” potentielle, on se retrouve avec une configuration où on se retrouve avec les mêmes intérêts, sans avoir une vue sur ce qui se passe ailleurs et cela constituerait une sorte d’appauvrissement intellectuel. Bon, ça je peux encore l’accepter lorsque je vois parfois ce que relaient certains blogs qui dénoncent l’extrême-droite et les libertarienNEs. Mais il me paraît important de garder un oeil avisé – of course! – sur ce qui se relaie en francophonie de façon à pouvoir aussi apprendre à s’en protéger.

    Me trompe-je ou suis-je complètement à côté de la plaque, ce qui ne m’étonnerait pas, mes neurones fonctionnant déjà dans un miasme déjà décentralisé 😉

  5. @Narvic La techno ouvre juste des possibilités, on s’en saisit ou pas. Mais il faut qu’elles soient là pour que l’ouverture soit possible.

    @Gene Aucun ordinateur n’est indispensable dans la blockchain, il suffit qu’un certain n’ombre d’entre eux travaillent… et le soft pourrait tourner directement sur les box.

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