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Pourquoi les plus fervents adeptes du libre ont-ils éprouvé le besoin de créer une monnaie libre comme la ?1 ? Il me paraît important d’interroger ce paradoxe pour comprendre l’évolution du Net et de la société en général.

Pourquoi un paradoxe ?

Je reviens au fondement : libre n’est pas synonyme de gratuit, puisque je peux par exemple libérer un de mes livres tout en le vendant (c’est le cas pour Le geste qui sauve). Il n’y a aucune contradiction entre libre et payant. C’est vrai, mais il ne faut pas se voiler la face : le libre implique aussi la gratuité. Si parfois je peux payer certains biens libres, je peux dans tous les cas les récupérer gratuitement (en vertu de la liberté 2/4). Je suis libre de payer ou non.

Payer si je veux, revient à donner si je veux. On passe d’une économie monétaire où tout se paye, à une économie du don, une économie primitive pas très efficace (on devrait dire une économie du cadeau comme me l’a fait remarquer Gégard Foucher). Voilà pourquoi au sein de cette économie du libre inefficace une monnaie libre apparaît.

Par ailleurs, avant l’apparition de cette monnaie libre, aucune création dite libre ne l’était réellement, puisque les créateurs ont dépendu durant leur travail des monnaies par principe non libres. Ainsi le libre apparaît dans un monde non libre par un mécanisme de bootstrapping : un peu de liberté gagnée permet d’en gagner un peu plus et ainsi de suite (c’est le principe des fusées à étages). Il est donc logique que la monnaie libre n’apparaisse que dans un second temps, pour soutenir des créations réellement libres.

Mais cette possibilité nouvelle de fixer un prix en monnaie libre revient à renoncer à la liberté 2/4 et de revenir au système où tout se paye, système qui a montré son efficacité. Sur les quatre libertés postulées par Stallman, il n’en subsiste alors plus que trois :

  • Liberté d’utiliser.
  • Liberté d’étudier.

  • Liberté de modifier (mais sans faire circuler).

En d’autres termes, le monde du libre en inventant une monnaie libre transforme les créations libres en créations open source.

Cette évolution me convient très bien. Les livres ont toujours été en open source : une fois que nous les possédons, nous sommes libres de les utiliser et d’accéder à leur code pour éventuellement le modifier. Le code d’un livre est bel et bien ouvert, sans que le livre ne soit nécessairement libre.

Du moment que tous les acteurs économiques reçoivent la monnaie grâce à un dividende universel, du moment qu’ils peuvent acquérir grâce à ce revenu les biens qui leur importent, nous n’avons plus aucune raison de maintenir la liberté de copier et de distribuer ces biens. Il est important de maintenir l’accès au code source pour garantir l’éthique des ressources, mais leur gratuité n’a plus aucun sens, au contraire elle les dévalorise dans une économie où la monnaie devient abondante et fluide (ce qui était déjà en partie le cas dans une économie où la monnaie était rare).

Le libre selon Stallman était donc le premier étage d’une fusée menant à un deuxième étage se composant d’une monnaie libre (et de quelques autres ressources fondamentales qui doivent rester libres, les OS de la société), deuxième étage qui inaugure le troisième étage d’une société marchande irriguée par une monnaie libre.

Ce troisième étage a désormais décollé. Bien sûr, il ne s’est pas émancipé de la société monétaire traditionnelle. Pour le moment, les monnaies libres coexistent avec des monnaies non libres.

Lors des simulations avec le jeu ?economicus, on constate que quand les deux systèmes monétaires interfèrent, les banques gagnent beaucoup moins que quand elles sont les seules à dispenser la monnaie. L’existence des monnaies libres devrait donc avoir un effet modérateur même sur les monnaies non libres. On peut aussi craindre que le système bancaire voyant ses ressources diminuer ne s’en prenne violemment aux nouvelles monnaies libres, poussant les états à les interdire, dans le but maintenir les privilèges de la noblesse de robe des financiers.

Quoi qu’il en soit l’histoire est en marche. Une économie reposant sur une monnaie libre garantit l’accès aux ressources que chacun juge nécessaires tout en bénéficiant de la puissance propre aux systèmes monétaires. Ce n’est peut-être pas encore le meilleur des mondes, mais nous voyons peut-être naître un système potentiellement réjouissant. Pour une fois, il ne s’agit plus de spéculation. L’expérimentation a commencé avec ?1 et libre à vous de la rejoindre.

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16 comments

  1. ?aluel says:

    Il y a deux éléments fondamentaux qui sont absents de cette approche et qui changent drastiquement la donne.

    Tout d’abord, je l’ai signalé plusieurs fois, une des fonctions du DU révèle la capacité de compter a-minima (pas de compter “sûrement” ce qu’il est impossible de compter !), en faveur du producteur ce que l’on peut justement nommer les ?valeurs. Voir à ce sujet : http://www.creationmonetaire.info/2014/01/se-liberer-du-connu.html et aussi http://www.creationmonetaire.info/2013/12/la-preuve-de-la-valeur.html

    Donc libérer un logiciel participe des ?Valeurs (voir aussi http://www.creationmonetaire.info/2012/02/debian-14-milliards-deuros-valeur-libre.html), et développer une monnaie ne signifie absolument pas qu’il faille abandonner aucune liberté que ce soit dans le processus de création et distribution du libre, mais seulement qu’adopter la monnaie libre participe de la reconnaissance inconditionnelle d’une ?production, que l’on accepte de pouvoir échanger alors par une production de manière indifférenciée parce qu’on accepte la ?1.

    Ensuite, et là cela recouvre la problématique du “financement des producteurs du libre”, outre le DU, il y a bien plus !

    C’est en effet depuis plus de 10 ans déjà que les libristes ont parfaitement compris qu’une fois libérée l’oeuvre ne pouvait plus véritablement rémunérer ses producteurs, et qu’il était alors envisageable d’adopter, comme stratégie économique, de demander un échange pour le développement de l’oeuvre libre, voire pour que la libération de l’oeuvre finie se fasse.

    Ainsi media-goblin ou d’autres, comme Go-Online (jeu de Go online), font simplement jouer un curseur de participation AVANT de libérer le produit, qui ne sera libéré que lorsque le montant demandé sera atteint, et l’oeuvre libre est dans ce cas bel et bien payée, et il n’est pas de possibilité de l’obtenir sans avoir payé, et on a bien le cas clair et net de l’inégalité : Libre ? Gratuit

    Media Goblin est même allé plus loin dans la précision puisque ce sont carrément les futures fonctionnalités du logiciel qui sont proposées à la participation monétisée, et qui ne seront développées que si le montant demandé est atteint.

    Ce qui donc réfute l’abandon de quoi que ce soit.

  2. Là tu parles de domaine public en quelque sorte… ça a toujours été vrai ça, que les œuvres finissent libérées. Simplement, tu dis que c’est pas après 20 ans comme pour les brevets ou après 70 ans après pour les œuvres de l’esprit, mais quand une somme forfaitaire est atteinte…

    ça change rien au fait que tu es en train de flinguer le libre 🙂

    Mais c’est bien, exactement comme quand un enfant s’émancipe de ses parents… Tu l’as poignardé Stallman sans le vouloir.

  3. ?aluel says:

    “ça change rien au fait que tu es en train de flinguer le libre”

    Mais non, ça ne flingue absolument rien, c’est déjà là, et ça a toujours été là. Par ailleurs ça n’a absolument rien d’obligatoire, il y a deux dimensions différentes dans ce que j’ai dit, l’une n’étant pas liée à l’autre, ni les deux n’étant aucunement nécesssaire (on peut ne pas adopter de monnaie libre et continuer “comme avant”).

    Le libre par ailleurs comme tu l’as signalé se paye actuellement en travaillant en double, pour la dette d’un côté, pour le libre de l’autre.

    Donc non, ça ne donne qu’un potentiel supplémentaire, c’est tout, ça n’enlève absolument rien à quiconque.

  4. On verra… J’ai pas dit que le libre allait disparaître, puisque nous avons besoin d’OS libres, mais nous n’avons plus de raison de donner bien des choses que nous donnions avant, tout simplement parce que nous ne pouvions pas faire autrement.

    J’aimerais que ce truc te dépasse… et à mon sens, tu le sais, le point faible de la TRM, c’est justement son encrage libriste 🙂 Un truc idéologique qui pour moi n’est pas très sérieux…

  5. ?aluel says:

    Non tu ne dois pas confondre une idée qui reste une idée, alors on est dans l’idéologie, ça n’arrive jamais. Et une idée qui dit “voilà, cette expérience est possible, on peut établir une monnaie libre, qui a telle forme”, et qu’il est manifeste de constater qu’elle est là, elle existe.

    ?1 n’a rien d’une idéologie, c’est bien un objet qui a des propriétés qui ne sont pas n’importe quoi, et qui est dans le monde phénoménal, expérimental. Ce qui serait une idéologie c’est ensuite de prétendre savoir à l’avance exactement si le résultat sera positif ou négatif, ce qui là pour rester concret relève du constat expérimental, et pas du tout des idées qui ont conçu son élaboration.

    Autrement dit, une fois que ?1 est là, testable, tu peux jeter la TRM à la poubelle, ça n’a aucun impact sur ce qui va se passer.

  6. C’est pas ?1 qui est une idéologie mais la conception du libre selon Stallman, avec les 4 libertés…

  7. ?aluel says:

    Je ne vois pas en quoi ce serait une idéologie, puisqu’il existe bien des logiciels clairement libres au sens Stallmanien du terme, ce n’est pas une idée qui n’a pas abouti.

  8. Le nazisme est une idéologie qui a conduit aux camps d’extermination. Une idéologie peut malheureusement entraîner des productions, c’est ça tout le problème.

    L’idéologie de Stallman, certes dévoyée (comme le communisme), a conduit à Google, Facebook… à la centralisation du Web par appropriation des contributions que nous avons libérées.

    La TRM est une théorie, pas une idéologie (et il faudrait la débarrasser du relent idéologique stallmanien). Elle est testable. Le test est en cours.

    J’ai discuté de tout ça dans ma série https://tcrouzet.com/tag/libre/

  9. Galuel says:

    “L’idéologie de Stallman, certes dévoyée (comme le communisme), a conduit à Google, Facebook… à la centralisation du Web par appropriation des contributions que nous avons libérées.”

    C’est sans doute un raisonnement de nature idéologique qui te pousse à aboutir à une telle conclusion, dans un raisonnement qui me paraît fondé sur un système conceptuel fondamentalement biaisé.

    Pour ma part et de ce que j’en ai pu voir parout, bien au contraire l’idée du libre a conduit à Framasoft en France (et d’autres ailleurs), qui poussent toujours plus loin le fondement du libre qui maintenant passe par la décentralisation justement (peertube, mastodon, Diaspora*, bittorrent, Tor, etc.).

    TCP/IP est décentralisé. Ce qui permet la centralisation économique (qui n’est pas la centralisation logicielle), c’est l’utilisation d’une monnaie centralisée, qui permet de rémunérer illégitimement des développeurs informatiques qui, sur le fond, n’ont pas forcément encore perçu le sujet du pouvoir économique comme étant dirigé par la structure de l’unité de mesure économique elle-même. Cette structure de l’unité de mesure économique dont la production est asymétrique conduit au développement économique illégitimement rapide des uns sur les autres, par sur-allocation massive de crédits.

    C’est donc un problème extérieur au fondement des logiciels libres, qui au contraire permettent d’envisager le développement d’une nouvelle unité de mesure économique décentralisée et symétrique (Duniter est bien un logiciel libre, sans quoi son développement n’eût pas été possible sous cette forme, en vertu de son objectif).

    Je conclus donc sur une identification de causalité biaisée qui ne considère pas les modèles axiomatiques expansifs (grâce au théorème de Gödel) : N permet Z, qui permet Q, qui permet R, qui permet C, qui permet… etc. à l’infini.

    Les 4 Libertés logicielles étaient donc un premier fondement sur lequel les 4 libertés économiques s’appuient, et sans lequel les 4 libertés économiques ne seraient restés qu’une idée.

  10. Je vais pas repartir dans le débat de 2013:
    https://tcrouzet.com/2013/10/18/quest-ce-que-la-liberte/

    Tu sais que je pense que le point faible de la TRM c’est justement les 4 libertés, absolument pas nécessaire… et dont la TRM gagnerait à se débarrasser au plus vite.

    Les 4 libertés logicielles ne sont qu’une imagination idéologique de Stallman… tu peux tourner ça comme tu veux tu n’en sortiras pas.

  11. ?aluel says:

    Je crois que tu confonds “don” et logiciel libre quand tu dis notamment “nous n’avons plus de raison de donner bien des choses que nous donnions avant, tout simplement parce que nous ne pouvions pas faire autrement”, tu présupposes que les logiciels libres notamment n’ont pas été de véritables dons, or donc tu te prends lieu et place des programmeurs qui ont fait des actes qui ne sont pas les tiens. Tu portes un jugement a-priori sur l’intention d’autrui.

    Il est un fait que libérer un objet n’a pas de lien a-priori avec “donner parce qu’on ne peut pas faire autrement”, on peut très bien libérer un objet parce qu’on a estimé qu’il fallait le faire indépendamment de toute autre notion, sans recherche de contrepartie.

    Ensuite concernant les 4 libertés logicielles ou économiques, tu n’as pas compris leur sens profond qui est : définition d’un nouvel espace de raisonnement.

    Si tu dis que par exemple l’ensemble des nombres imaginaires est “une pure imagination idéologique”, tu te places exactement dans le camp des mathématiciens qui n’ont pas réussi à véritablement comprendre ce qui se passait là, voir à ce sujet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_nombres_complexes#%C3%80_la_recherche_d'une_l%C3%A9gitimit%C3%A9

    Tu peux tout à fait considérer que les nombres complexes n’ont aucune nécessité, c’est que tu considères une certaine appréhension de la relation entre mathématiques et physique, mais aujourd’hui ce débat là est très largement dépassé.

    Il est donc de la même façon possible que tu n’aies pas saisi la puissance des 4 libertés comme fondement d’un nouvel espace où la raison peut établir et démontrer d’une manière totalement nouvelle.

  12. Sauf que tu n’as jamais défini “libre” pas plus Stallman. Libre est un concept philosophique, pas mathématique. Un nombre complexe est clairement défini (alors que Libre n’est pas définissable, cf Wittgenstein).

    Je renvoie encore une fois à l’article de 2013 sur lequel tu t’es jamais arrêté.

    J’ai surtout compris que ta “définition d’un nouvel espace de raisonnement.” était une idéologie que tu veux faire passer pour mathématique, c’est là que ça devient dangereux. Mais tu ne veux pas l’admettre, tu fais du sur place, et peut-être moi aussi. Mais moi, je n’ai rien à défendre dans cette histoire. J’ai juste peur des idéologies.

    Le pire c’est que tu n’as absolument pas besoin de 4 libertés pour ta TRM, et là je ne comprends vraiment pas pourquoi tu affaiblis ta pensée avec ça.

    On continuera tranquillement de tout ça en face à face. J’ai déjà trop écrit à ce sujet depuis trois ans.

    Dès que tu parles de liberté, tu fais de la philo, tu peux pas balayer d’un revers plus de 2000 ans de philosophie.

  13. Olm-e says:

    une remarque, concernant cette liberté de copier/diffuser :

    il n’y a pas d’obligation de la part d’un·e créateur·trice d’une ressource “libre” de balancer son travail à tout vent pour rien!

    La seule “liberté” de diffuser une oeuvre reste une liberté et non une obligation : si on choisi de vendre une ressource libre au départ, les acheteur·euse·s de la ressource reçoivent cette liberté mais ne sont pas obligé·e·s de l’exercer, et peuvent se restreindre de le faire justement par respect pour l’auteur·trice, et/ou par intérêt personnel – que les autres n’en profitent pas pour garder un avantage concurrentiel p.ex.
    Il y a toute une économie de “plugins” libres pour blender p.ex. qui sont libres par nature (effet virus de la GPL) mais qui se vendent pourtant sur une plateforme dédiée… https://blendermarket.com/

    Je travaille par exemple aussi sur des logiciels à destination de professionnel·le·s, qui recevront le “produit” avec une licence GPL, dont iels ignorent probablement l’existence ou l’intérêt, et probablement ne se serviront jamais de cette liberté de diffusion… vu le prix d’acquisition du système … et le fait qu’elle ne couvre pas l’entièreté du produit 😉

    Il faut aussi rappeler que le libre type GPL n’est pas, même pour Stallman, quelque chose à appliquer sur tout, et que lui-même diffuse des textes qu’il interdit de modifier si diffusé par ailleurs, pour respecter les propos/opinions de l’auteur sans les déformer (CC-ND)

    Et donc comme également les exemples cités par ?aluel ci dessus, une production (artistique ou non) peut aussi se produire sur base de préfinancements, et seulement libérée si rentabilisée de la sorte… Et souvent, cet effet n’est possible que parce que d’autres productions antérieures ont circulé et pu construire un public en attente de nouvelles productions.

    Ce n’est pas fort différent d’un achat en fait : quand j’achète un livre, paye une place de cinéma, je ne l’ai pas lu/vu avant, je ne sais pas si ça va me plaire… on achète parce qu’une recommandation ou une production antérieure a convaincu.
    Le financement est donc tout autant aveugle. La seule différence est la temporalité entre le payement et la consommation.

    L’exemple de David Revoy est aussi intéressant dans cette démarche de production soutenue par son public. Et la ?1 devrait effectivement permettre ce type de financement plus facilement de par sa meilleure distribution à la base…

    A mon sens, ce que Thierry propose ici (au delà de cette histoire de “liberté”) c’est ce que le CopyFarLeft de Dmitry Kleiner a proposé déjà (avec Bauwens) avec la “Peer Production Licence”, dans l’idée de réserver les libertés ainsi acquises à ceux qui jouent selon les règles de la coopération, et contribuent en retour d’une manière ou l’autre, dans un réseau partageant les mêmes valeurs. http://telekommunisten.net/the-telekommunist-manifesto/

    La ?1 est en effet un bon outil pour ce type de réseau.

  14. ?aluel says:

    Il ne faut ni faire porter sur les mathématiques de critères de vérité, ni prétendre que “libre” ne serait pas définissable. Ce qu’on appelle liberté, on lui a justement donné un nom, pour signifier que cela ne signifie pas “table”, pas plus que “chien”, ou “manger” ou “crier”, cela signifie autre chose. On définit par exemple que sur un plan un objet a très exactement 2 degrés de liberté et ceci est parfaitement défini.

    Notamment s’il n’y a pas de liberté, alors rien de ce qui se produit n’a de raison analysable de se produire, puisque la raison elle même ne serait qu’une série totalement conditionnée, incapable de suivre une voie entièrement causale.

    La liberté se définit donc très simplement par le non-conditionnement, et donc fondamentalement par le non-causal.

    Mais ceci est difficile à admettre pour un monde aveugle.

  15. Lis Wittgenstein… Il est aussi important que Gödle. Tu peux pas ignorer sa pensée, ton niveau de la réflexion sur la liberté est proche de zéro… (les Grec, Kant, Spinoza, Schopenhauer, Wittgenstein… tous ont réfléchi à la question, ils ne t’ont pas attendu).

    Dire Liberté = non causalité, ça ne veut rien dire.
    Tu peux dire peut-être : Liberté = usage (éventuel) d’une non causalité (éventuelle). Et là ça devient beaucoup plus complexe, ça met par terre le système de Stallman et le tient, cf mon papier de 2013.

  16. ?aluel says:

    C’est bien qu’ils aient réfléchi à la question !

    C’est bien aussi que tu mesures, disant “ceci vaut zéro, cela vaut 1” !

    Voilà qui est bien !

    Ceci je le dis librement, sans causalité !

    La pensée conceptuelle étant une pensée causale, j’affirme :

    Ce qui peut être dit de la liberté avec des concepts n’est pas la liberté !

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