Thierry Crouzet

Bikepacking :
la GTH du 24 au 28 avril 2020

En septembre, j’ai tracé une première esquisse du Grand tour de l’Hérault à VTT, en décembre, j’ai proposé que nous choisissions une date pour inaugurer la trace, c’est chose faite démocratiquement, cette aventure bikepacking se jouera du 24 au 28 avril.

Il ne s’agit pas d’un raid avec inscription, paiement, balise spot et tout un tintouin (mais rien ne vous empêche d’utiliser un tracker pour rassurer vos proches). Le projet : on se retrouve le 23 à Balaruc les Bains pour se rencontrer autour d’un repas et le lendemain à 6 h 49, heure du lever du soleil, on commence à pédaler avec nos VTT ou monstercross. J’ai adoré aux États-Unis la Vista 300/Moutain 420 organisée selon ce principe.

Quid du gravel ? Tant que nous n’avons pas effectué une première fois la boucle, je préfère dire que ce n’est pas adapté aux vélos avec des pneus inférieurs à 2,1 pouces. Par exemple, je sais que la descente entre le lac de Vézoles et La Salveta-sur-Agout passe très bien à VTT, aussi avec un monstercross type Salsa Cutthoat, mais je n’y serais pas à mon avantage avec mon Diverge. Bien sûr, si je n’avais pas le choix, je passerais, mais le but n’est pas de se faire peur ou mal, plutôt d’en prendre plein les yeux.

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Lors de cette première GTH, on ne sera pas dans la logique d’une course d’endurance. Nous resterons groupés dans la mesure du possible, nous entraidant, nous encourageant, nous faisant rire.

La GTH est ouverte à tous les bikepackers. Un tel raid est d’ailleurs le meilleur moyen de s’initier au bikepacking. C’est ainsi que j’ai osé mon premier voyage, passant beaucoup de temps sur le groupe de discussion de l’HuRaCan, échangeant des informations et configurant peu à peu mon équipement. Reste qu’il faudra arriver avec une bonne condition physique pour avaler les 500 km et les 7 500 m de dénivelé au programme.

Qui dit bikepacking, dit autonomie, au moins pour le couchage (parce que s’arrêter dans des gîtes ou des hôtels implique une planification, une forme de stress). Pour les ravitaillements, on trouvera des épiceries, des boulangeries et des restaurants sur le chemin. J’ai l’habitude de transporter avec moi des barres pour tenir une journée en gros, et je préfère me ravitailler dès que possible, plutôt que de transporter de quoi manger pour plusieurs jours. Mais je suis ouvert. Si vous voulez faire la popote, je m’adapterai (même si je préfère mettre les pieds sous la table quand je pédale). Il faut que chacun y trouve son compte.

Pourquoi partir de Balaruc les Bains ? Parce ce que j’y habite, qu’il y a un peu de place chez moi, ainsi que des campings et des restaurants, vu que c’est une station thermale. Je sais où on peut se garer gratuitement. La gare de Sète n’est qu’à 7 km pour ceux qui viendraient en train. Autre avantage, Balaruc les Bains se trouve environ à mi-parcours de la partie littorale de la GTH, de quoi démarrer et finir en douceur.

Météo moyenne
Météo moyenne

En partant fin avril, nous maximisons les chances d’avoir un temps idéal pour le vélo. Tant que nous resterons sur le littoral et en plaine, il fera autour de 20°C, la nuit on devrait avoisiner les 9°C (moyenne pour Balaruc), avec seulement 15 % de chance d’avoir de la pluie. Vers La Salvetat-sur-Agout, les températures seront plus faibles, 15°C en moyenne le jour, 7°C la nuit (il faisait 6 °C en 2019). La sagesse sera donc d’être capable d’affronter les 0°C environ pour la nuit, surtout s’il nous prend de dormir en altitude, vers le sublime lac de Vézoles.

Le vendredi 24/4/2020, le soleil se lèvera à 6 h 49 et se couchera à 20 h 38. Ce qui nous donne un potentiel vélo diurne de 14 h 30, soit environ 130 km/jour à 9 km/h de moyenne sur les secteurs escarpés. On pourrait imaginer un scénario en quatre jours : 150 km, 100 km, 100 km et 150 km, pour tenir compte du relief, mais je pense qu’il faut garder l’objectif de cinq jours, bien plus réaliste, surtout si on veut profiter des paysages.

J’ai créé un évènement GTH pour que les participants se déclarent et aussi se décrivent dans un commentaire, en précisant notamment leur lieu de résidence et moyen de transport ce qui aidera pour le covoiturage.

J’ai également créé un groupe Strava GTH34 qui nous permettra de nous voir rouler les uns les autres et de nous motiver.

Continuons à discuter et à échanger sur le Groupe Facebook. N’hésitez pas à parler de la GTH, plus on sera de fous, plus on s’amusera.

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