Thierry Crouzet

La stratégie suicidaire de l’immunité de groupe

Image par Colin Behrens de Pixabay

Le coronavirus infecte nos cerveaux. C’est une conséquence inattendue de la pandémie couplée au confinement que d’engendrer des comportements délirants, chez les membres du gouvernement et de l’administration, mais aussi chez chacun de nous. Parfois, j’ai l’impression de ne plus reconnaître mes amis tant ils tiennent des propos farfelus, dangereux ou irresponsables.

Je me dis qu’alors moi aussi je souffre du même mal, d’autant plus que j’ai côtoyé une positive pendant plusieurs semaines, et que j’ai toutes les raisons d’être mentalement malade, puisque l’aspect neurologique de la pandémie a été négligé jusque là.

Comme souvent, je vais en revenir aux chiffres, même si je dois admettre que la schizophrénie nouvellement diagnostiquée affecte en priorité notre capacité à traiter des données chiffrées. Je m’y essaie encore une fois, parce que les arguments de bon sens semblent encore moins efficaces désormais.

Trois scénarios comparés
Progression de la mortalité

PS : Beaucoup d’autres personnes sont fâchées avec les chiffres. Par exemple quand Raoult dit qu’il guérit 91 % de ses mille patients, je ne vois pas où il y a miracle puisque la mortalité est de 0,5 % environ. Ce serait un miracle s’il s’agissait de mille patients en réanimation, ou tout au moins de mille patients très gravement atteints. Parce que sans rien faire, ou du moins sans traitement, 100 %-mortalité des positifs s’en sortent.