Thierry Crouzet

Après mon article critique à l’encontre de PEdALED, on m’a accusé de deux griefs, ne pas avoir contacté le SAV, ne pas avoir testé la veste Tokaido après avoir massacré en trois sorties mon maillot Essentiel.

Je n’ai pas contacté le SAV parce que je voyais mal PEdALED me renvoyer un maillot neuf pour que je retourne le griffer à ma première sortie un peu sauvage. Et parce que d’évidence, le maillot ne présentait aucun défaut de fabrication.

Comme je ne suis pas borné, j’ai aussitôt contacté le SAV. La réponse n’a pas tardé.

NE MANQUEZ AUCUN ARTICLE


Hello Thierry,

We really thank you for the time you spent for writing your feedback.

We do really hope that, now, more people will get an higher knowledge of fabrics and the dedicated range and terms of use for.

Best Regards


Elle est édifiante. PEdALED sous-entend que j’aurais dû lire les notes en petits caractères avant d’utiliser leur produit si fragile, si délicat, si sophistiqué qu’il ne faut surtout pas qu’il effleure la nature, c’est-à-dire des graines un peu accrocheuses ou des branchettes à peine griffues. Faut pas croire que je fonce dedans par plaisir, je les évite autant que possible, mais parfois elles frottent un peu. À ce jour, je n’avais jamais vu un de mes maillots s’effilocher, même ceux en mérinos. Bravo PEdALED, oui, c’est possible, vous avez réussi à créer un produit incompatible avec les garrigues.

PEdALED défend sa posture d’arnaque marqueking. Un site conçu pour les baroudeurs, qui les cible, mais avec des produits destinés à des cyclistes plus sages. Il y a donc mensonge sur la marchandise, et cette réponse du SAV en est la démonstration.

Vous autres cyclistes, soyez informés que nos fringues sont fragiles. Merci à Crouzet de faire notre pub.

Ils ne sont même pas désolés. Ils sont même prétentieux. Alors aurais-je dû mettre à l’épreuve leur Tokaido ? Non, puisque PEdALED reconnaît la fragilité de ses produits. Ils n’ont même pas eu l’audace de me proposer une de leur veste en test. On est dans le marketing, on y reste. Mais dans la durée, le mépris des consommateurs ne paye jamais.