À la veille du départ de l’i727, je termine de préparer mon VTT pour ce raid exigeant et technique, de 500 km et pas loin de 9000 mètres de dénivelé, avec une météo qui s’annonce hivernale. Pas de révolution dans ma configuration, mais quelques améliorations.

Je vous laisse découvrir plus bas l’inventaire exhaustif du matériel emporté (lien vers le tableau) et me contente de quelques commentaires sur les évolutions. La principale : côté fourche, j’utilise des supports Tailfin pour mes gourdes, auxquels je pourrais en prime adjoindre des cargos cages. Je roule depuis octobre dans cette configuration et je la trouve parfaite, bien plus résistante que les simples colliers King Cage qui ont tendance à casser sur les terrains eux-mêmes cassants. Par ailleurs cette fixation est plus souple et les portes gourdes encaissent mieux les chocs.

Nous serons nombreux ainsi équipés sur l’i727. Certains ont choisi de rouler avec des cargos cages. Je suis curieux de voir ce que cela donne dans les singles techniques. Je trouve l’idée pas con du tout, d’autant que j’aime de moins en moins le sac de guidon parce qu’il a tendance à écraser les gaines (mais je préfère le sac de guidon aux géants sac de selle qui empêche de passer le cul derrière la selle dans les passages techniques). Alors pourquoi ne pas répartir le contenu du sac de guidon des deux côtés de la fourche ? Cela rabaisserait le centre de gravité, mais le déporterait de beaucoup en avant. Pas d’autres choix que d’essayer. C’est en tout cas la configuration que préconise Tailfin. Il me faudrait alors passer à un sac de selle un poil plus grand, un six litres suffirait.

Pour les gourdes, j’ai abandonné les plastiques classiques, depuis que j’ai lu un article alarmant au sujet des composés qu’elles crachaient dans notre organisme, même celles garanties sans BPA. J’ai découvert des gourdes créées à partir de cane à sucre. Solides. Sans mauvaise odeur. Je les recommande (même si demain une étude prouvera peut-être qu’elles aussi nous empoisonnent).

De plus en plus souvent, j’emporte mon bivy, parce que s’il fait très froid, il me sert de surcouche isolante, et surtout parce que, si une nuit s’annonce claire, je préfère dormir sous les étoiles et ne pas m’embêter à monter ma tente.

Enfin, j’essaie de m’habiller de façon plus détendue et plus polyvalente, avec un short VTT et sous short boxer, plutôt qu’avec un classique cuissard. Je suis en train de prendre conscience que plus je roule avec des cuissards épais et donc chers, plus j’ai mal au cul à cause des frottements à l’aine (mais j’attends de confirmer tout ça, l’i727 sera un bon test).

Remarques

Chaque fois que le publie ma config sur Facebook, un ou deux petits malins me disent que je pourrais virer beaucoup de choses pour m’alléger. Soit oublier la moitié des outils, indispensables en cas de pépin, ou laisser à la maison les lingettes, le gel hydroalcooliques, la crème pour les fesses, la pharmacie. Je n’ai pas vraiment de réponse quand je demande « Quand tu chies dans la nature, tu t’essuies avec les mains ou avec des feuilles ? » Moi, je m’essuie avec des lingettes biodégradables qui en quelques jours sont bouffées par les bestioles (contrairement aux mouchoirs ou PQ classique). Je ne veux pas laisser ni de traces visibles, ni durables. Et après avoir chié, je me désinfecte les mains au gel hydroalcoolique, parce que je n’ai pas d’eau courante et de savon. Je n’ai aucune envie de m’auto infecter. Après, le gel pour le cul, c’est parce que j’ai souvent mal au cul. La pharmacie : parce qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver.

+
Ne manquez aucun article
Soutenez mon travail en achetant mes livres.