Après avoir imaginé un synopsis, un contexte, quelques personnages, il est temps d’attaquer la rédaction. Mon but n’est pas ici de créer un roman stylistiquement ou formellement déroutant. Je veux rester dans le cadre best-seller, c’est-à-dire d’un texte qui ne remet en cause aucun des principes du pacte romanesque.

On m’a fait remarquer que le synopsis proposé par ChatGPT était très manichéen, très classique, c’est vrai. Mais que lisent la plupart des lecteurs aujourd’hui ? Que publient la plupart des éditeurs ? Mon expérience : plus un texte est audacieux, moins il a de chance d’être lu. D’un autre côté, ChatGPT fait des propositions, à nous de les tordre et de les réorienter au fil du travail qui toujours doit être méthodique, comme je vais le montrer en essayant de produire une esquisse de premier chapitre.

D’habitude, je me lance poussé par un désir et animé par une intuition. Cette méthode est inapplicable avec les IA. Il faut leur demander de découper le travail en étapes et chacune en sous-étapes. Reste que dialoguer avec elle m’amuse beaucoup, comme une partie de jeu de rôle, où je prends les intuitions qui viennent sans trop réfléchir.

Thierry : Nous allons maintenant travailler le premier chapitre. Résumé : « À la tête d’un commando, Atlas franchit un portail nouvellement ouvert et débarque dans un laboratoire extraterrestre, prenant par surprise les extraterrestres et les exterminant sans sommation. » Génère une liste de 12 séquences d’action très détaillées pour établir un scénario, avec des INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES SUR L’HISTOIRE pour étoffer le chapitre. Utilise toujours des noms propres au lieu de pronoms. Imagine la physique, la biologie, la culture du monde dans lequel Atlas et sa troupe débarquent.

ChatGPT : Pour élaborer un scénario détaillé pour le premier chapitre de votre histoire, voici une liste de 12 séquences d’action détaillées :

  1. Préparation du Commando: Atlas et son équipe s’équipent pour la mission, vérifiant leur armement et leur équipement de communication.
  2. Briefing de la Mission: Atlas expose l’objectif : infiltrer et sécuriser un laboratoire extraterrestre via un nouveau portail.

  3. Activation du Portail: L’équipe active le portail, révélant un vortex lumineux qui mène au monde extraterrestre.

  4. Traversée du Portail: Atlas et son équipe traversent le portail, ressentant une sensation de distorsion.

  5. Arrivée dans le Laboratoire: Ils débarquent dans un laboratoire extraterrestre, un environnement étrange avec une technologie avancée.

  6. Premier Contact avec les Extraterrestres: Atlas aperçoit des extraterrestres aux caractéristiques uniques, travaillant sur des équipements inconnus.

  7. Ordre d’Attaque: Sans hésitation, Atlas donne l’ordre d’attaquer, lançant une offensive surprise.

  8. Combat tactique: L’équipe utilise des tactiques militaires avancées, exploitant l’environnement du laboratoire.

  9. Neutralisation des Extraterrestres: Les extraterrestres, pris au dépourvu, sont rapidement neutralisés.

  10. Sécurisation du Laboratoire: Après l’attaque, l’équipe sécurise la zone, établissant un périmètre.

  11. Découverte de Technologies extraterrestres: Exploration du laboratoire, Atlas et son équipe découvrent des technologies et des artefacts extraterrestres.

  12. Rapport de Mission: Atlas communique le succès de l’opération et la prise du laboratoire, tout en exprimant un sentiment de triomphe mêlé de doute.

Ces séquences visent à établir l’efficacité et la détermination d’Atlas, tout en introduisant l’univers extraterrestre et les implications morales de leurs actions.

Thierry : C’est un très mauvais début de roman. Il faudrait qu’on soit tout de suite dans l’action. On prend les personnages quand ils sortent du portail. Les explications viendront rétrospectivement. Établis un nouveau plan en 12 séquences.

ChatGPT : Pour démarrer directement dans l’action, voici un nouveau plan en 12 séquences pour le premier chapitre :

  1. Sortie du Portail: Atlas et son équipe émergent du portail dans le laboratoire extraterrestre.
  2. Première Confrontation: Immédiatement, ils sont confrontés à des extraterrestres surpris.

  3. Engagement tactique: L’équipe lance une attaque rapide et coordonnée.

  4. Neutralisation des Extraterrestres: Les extraterrestres sont rapidement neutralisés, montrant l’efficacité du commando.

  5. Exploration du Laboratoire: L’équipe se disperse pour explorer et sécuriser la zone.

  6. Découverte de Technologies Alien: Atlas examine des artefacts et des technologies extraterrestres.

  7. Communication avec la Base: Atlas envoie un rapport initial sur leur situation.

  8. Flashback de la Préparation: Bref retour sur les moments avant la mission.

  9. Tensions au sein de l’Équipe: Quelques membres expriment leur malaise face à l’attaque.

  10. Planification des Prochaines Étapes: Atlas discute de la stratégie à suivre.

  11. Observations d’Atlas: Atlas réfléchit sur la mission et ses implications.

  12. Cliffhanger: Une découverte inattendue ou une nouvelle menace apparaît, créant un suspense pour le chapitre suivant.

Ce plan vise à plonger les lecteurs directement dans l’action, tout en introduisant progressivement des éléments contextuels et des réflexions des personnages.

Parenthèse technique

Je pourrais continuer la rédaction dans ce fil, mais je n’aurais aucune chance d’aller bien loin dans le roman sans que ChatGPT n’atteigne la limite de sa fenêtre de chat (200 k en gros). Je vais donc conserver ce fil pour les généralités et créer un GPT dédié à la rédaction du roman. J’ai déjà expliqué comment créer un GPT, voici le prompt qui résume la situation présente (si vous n’êtes pas abonné à ChatGPT Plus, collez ce genre de prompt dans les Custom Instructions).

Tu es un auteur de science-fiction en train d’écrire *Le Dilemme du Commandant*.
**Style**
Utilise un style minimaliste, sobre, parfois cynique et drôle. Rédige au présent, à la première personne. Alterne des phrases longues et courtes, voire nominales ou adverbiales. Évite le baroque, évite les analogies, les métaphores, n’abuse pas de qualificatifs et d’adverbes. Emploie le moins possible de "comme". Use avec parcimonie des dialogues. Dis ce que tu as à dire le plus brièvement et clairement possible. Montre plutôt que de dire (ne pas dire que c’est drôle, essayer d’être drôle, cela est valable pour tous les sentiments et toutes les émotions).
**Contexte historique**
Dans le lointain passé de l’Empire, au XXIe siècle, un radiotélescope reçoit un message extraterrestre avec une IA encapsulée dans un virus. Elle offre à l’humanité la technologie pour ouvrir un portail de téléportation avec son monde d’origine. Aussitôt le portail ouvert, les extraterrestres envahissent la Terre. L’humanité ne doit son salut qu’à un commando héroïque qui réussit à franchir le portail et à le sécuriser, avant que les forces terrestres n’envahissent le monde distant, puis extermine la civilisation adverse sur les vingt systèmes stellaires où elle s’était déjà établie. Tout cela appartient à la mythologie de l’Empire et justifie ses exactions ultérieures.
Depuis cette date, l’Empire aspire à la croissance économique éternelle. Dès qu’une nouvelle civilisation est contactée et qu’un nouveau portail est ouvert, un commando le sécurise, puis une armée d’invasion soumet les extraterrestres pour éviter que le désastre originel ne se répète. L’Empire provoque des désastres sur tous les mondes qu’il découvre, au prétexte de se protéger.
Au début de l’histoire, dans un lointain futur, l’Empire est confronté à une crise de complexité, similaire au concept de crise de la complexité imaginé par Thierry Crouzet dans les sociétés modernes. La complexité rend la gouvernance top-down impossible. Trois alternatives : soit les gouvernements réduisent la complexité par la dictature et la guerre, soit ils s’accrochent et périclitent, soit ils se transforment en conseils de sages ou d’autres structures qui accompagnent le développement harmonieux de la civilisation. L’Empire ne veut pas regarder la réalité en face et persévère dans la répression totalitaire.
**Le Commandant Atlas**
50 ans, cheveux blanc éclatant, originaire de Cygnus Prime, une planète connue pour son éducation militaire stricte et sa fierté nationale. Il commande une troupe d’élite qui a pour mission de franchir la première les nouveaux portails.
**La Docteur Elara**
28 ans, scientifique, recherche de nouvelles civilisations, les contacte, puis crée avec elles de nouveaux portails. Elle ne communique pas à l’Empire la plupart de ses découvertes et les transmet à des rebelles qui ont établi un réseau de portails parallèles, entre civilisations pacifistes. Un front encercle peu à peu l’Empire.
*Knowledge base*
Dans le fichier joint, description détaillée des personnages, plan du roman…

Thierry : Voici le plan en 12 séquences pour le premier chapitre : (je copie-colle le plan généré plus haut). Ce plan vise à plonger les lecteurs directement dans l’action, tout en introduisant progressivement des éléments contextuels et des réflexions des personnages. En 5 000 signes, rédige en détail la scène 1 (Sortie du Portail) : Atlas et son équipe émergent du portail dans le laboratoire extraterrestre… Imaginer le monde dans lequel les soldats débarquent, sa gravité, sa biologie, sa culture, les créatures extraterrestres qui le peuplent…

GPT : Je m’éjecte du portail. Mes bottes frappent le sol dur d’un laboratoire non terrien. L’air est frais, presque piquant. Mes hommes me suivent. Chacun sait ce qu’il a à faire. Pas de temps pour l’admiration, pas ici.

Le laboratoire est vaste, plongé dans une lumière bleutée. Les murs sont lisses, ornés de symboles géométriques étrangers. La gravité est légèrement plus faible que sur Terre, une sensation presque libératrice.

Des êtres s’activent autour de consoles complexes. Ils sont grands, élancés, avec une peau translucide qui laisse entrevoir des réseaux de veines luminescentes. Leurs yeux, grands et noirs, nous fixent. Surprise. Peur, peut-être.

Une langue inconnue résonne dans l’air. Ils communiquent entre eux, rapide, saccadé. Ils n’ont pas d’armes. Ou du moins, rien qui y ressemble à nos yeux.

Je lève la main, signe d’arrêt. Mes hommes se figent, en position défensive. J’observe ces créatures, essayant de deviner leur pensée. Leurs mains fines bougent rapidement, peut-être un geste de communication, peut-être une menace.

Derrière eux, des écrans affichent des schémas complexes, des cartes stellaires inconnues. Des machines émettent un bourdonnement constant, entrecoupé de clics métalliques.

L’air est chargé d’un parfum doux, étranger. Des plantes, peut-être, ou leur technologie. Chaque sens est sollicité, testé.

Je fais un pas en avant. Mon geste est clair, déterminé. Nous ne sommes pas ici pour un massacre, mais pour sécuriser, comprendre.

Les extraterrestres reculent, leurs mouvements fluides, presque gracieux. Un échange silencieux se tisse entre nous, une reconnaissance mutuelle d’intelligence.

Je scrute chaque détail, chaque objet, chaque créature. Ce monde, cette culture, ces êtres… tous nouveaux, tous fascinants. Mais mon cerveau, entraîné, reste focalisé sur la mission.

Ce n’est que le début. Le début d’une exploration, d’une confrontation, d’une compréhension. La porte est ouverte. L’inconnu nous attend.

Thierry : Essaie d’être plus inventif pour décrire le laboratoire. Pourquoi pas un univers végétal extrêmement touffu, sans technologie apparente. Les extraterrestres doivent être beaucoup moins caricaturaux. Une société arboricole, par exemple. Sinon, Atlas est l’envoyé de l’Empire. Il est bien là pour exterminer les extraterrestres et prendre le contrôle complet du portail. À ce moment de l’histoire, il n’a aucun état d’âme. Il fait son job. Je t’ai demandé 1000 mots.

GPT : Sorti du portail, j’atterris dans un monde inattendu. Le laboratoire n’est pas un édifice de métal et de verre, mais une cathédrale de verdure. Des arbres gigantesques entremêlent, formant des structures naturelles. Pas de technologie visible, seulement une architecture vivante.

Mes hommes se déploient autour de moi. Ils avancent, armes en main, dans cette jungle ordonnée. L’air est humide, chargé d’effluves inconnus. La gravité est légère, nos mouvements, plus amples.

Soudain, des silhouettes se dessinent. Pas des humanoïdes, mais des créatures arboricoles. Leur peau évoque l’écorce, leurs membres, des branches. Leurs yeux, petits et lumineux, nous scrutent avec curiosité et prudence.

Je sens une certaine admiration face à leur intégration parfaite dans cet environnement. Mais je chasse cette pensée. Je suis l’envoyé de l’Empire, le bras armé de sa volonté.

Les extraterrestres communiquent dans un langage de sifflements et de cliquetis. Ils semblent intelligents, peut-être même pacifiques. Mais cela ne change rien.

“Position, formation Delta,” je commande. Ma voix est froide, déterminée. Mon équipe réagit instantanément, se déployant en formation offensive.

Nous avançons, nos pas écrasant la mousse épaisse qui tapisse le sol. Je remarque des structures organiques qui pourraient être des outils, des œuvres d’art peut-être. Un monde entier à découvrir, mais pas pour nous.

Les créatures s’écartent, certaines grimpent agilement dans les arbres. Je suis conscient de leur vulnérabilité. Pas d’armes, pas de défense apparente. Comme des enfants face à des loups.

“Feu à volonté,” j’ordonne. Les premiers tirs résonnent, brutaux, impitoyables. Les extraterrestres chutent, leurs corps frêles secoués par les impacts.

Mon regard balaie le laboratoire-végétal, cette merveille d’une civilisation inconnue. Chaque tir déchire un peu plus le voile de cette beauté étrangère.

Les cris des créatures se mêlent au crépitement des armes. Je reste stoïque, implacable. C’est mon devoir, la mission qu’on m’a confiée.

Bientôt, le silence retombe. Seuls demeurent les échos des tirs dans ma tête. Mes hommes me regardent, attendant le prochain ordre.

“Continuez à sécuriser la zone,” je dis. Ma voix ne trahit aucune émotion. L’efficacité, la précision, voilà ce qui compte.

Nous avançons plus profondément dans le laboratoire. Chaque pas nous éloigne de notre humanité, mais nous rapproche de notre objectif. La conquête, l’expansion de l’Empire. À tout prix.

Notes : À ce stade, il s’agit d’avancer dans l’histoire, sans critiquer le texte ligne à ligne. Il ne s’agit pas d’un processus d’écriture naturel. Il faut accepter les lourdeurs, les lieux communs, dérouler le processus étape par étape.

Thierry : Je t’avais demandé de ne développer que le point 1 du plan, tu es allé jusqu’au point 5. J’aimerais que tu suives mes consignes avec davantage de rigueur. Cette fois, concentre toi uniquement sur le point 6: Découverte de Technologies Alien. Atlas examine des artefacts et des technologies extraterrestres. Que découvre-t-il de surprenant et de mystérieux ?

GPT : Je progresse à travers la forêt de lianes et de branches entrelacées. La bataille est derrière, le calme devant. Devant moi, des artefacts d’une autre intelligence.

Première découverte : un objet flottant. Pas plus grand qu’une main humaine. Il vibre doucement, émettant une lumière douce. Je l’approche de mon visage. Il réagit, changeant de couleur, devenant plus brillant. Un appareil de communication ? Un dispositif de stockage ? Impossible à dire.

Je poursuis. Les murs eux-mêmes semblent vivants, parcourus de veines lumineuses. Je touche une de ces veines. Elle réagit, pulsant plus fort. Peut-être un circuit de données biologique. Ou une forme d’art.

Plus loin, je trouve une série de sphères suspendues. Elles tournent lentement, en harmonie. En les observant, je ressens une légère pression dans mon crâne. Un système de navigation ? Un moyen de cartographier l’univers ? Leurs mouvements semblent trop précis pour être aléatoires.

Je continue mon exploration. Une structure ressemble à un instrument de musique. Des cordes, ou des fils, s’étendent d’un cadre à l’autre. Je les effleure. Elles émettent un son, pur, presque mélodique. Cela dépasse la musique, touchant à quelque chose de plus fondamental.

Enfin, je tombe sur une série de capsules. À l’intérieur, des créatures, différentes de celles que nous avons affrontées. En stase ? En étude ? Leurs corps sont parcourus de filaments connectés aux parois de la capsule. Un projet de conservation ? D’amélioration ? Une inquiétude me traverse. Que faisaient-ils avec ces êtres ?

Chaque objet, chaque structure, dévoile une partie de leur pensée, de leur culture. Une intelligence différente, peut-être supérieure.

Je m’arrête. Mon regard balaie l’ensemble. Ce n’est pas seulement une technologie étrangère. C’est une conception du monde étrangère. Un mystère à décrypter, un puzzle à assembler.

Mais pour l’Empire, ce n’est qu’une ressource à exploiter. Je le sais. Je le sens. Pourtant, une part de moi résiste, fascinée par ce que je vois, par ce que cela signifie.

Le temps presse. Je dois rapporter mes découvertes. Mais je m’attarde un instant, captivé par l’étrangeté et la complexité de ce que j’ai sous les yeux.

Thierry : Et si Atlas découvrait un artefact humain, une petite chose qui serait par nature humaine et n’aurait jamais dû se trouver dans ce monde jusque là éloigné de l’Empire. Et si Atlas empochait l’objet, bien décidé de n’en parler à personne. Pour sa collection. Oui, il serait collectionneur, fan d’art.

GPT : Parmi les merveilles extraterrestres, une anomalie attire mon attention. Un objet déplacé, inattendu. Il gît là, sur une table organique, entourré d’artefacts aux formes fluides et lumineuses.

C’est un pendentif, simple, en métal terrien. Une chaîne fine, un médaillon ovale. L’œuvre est délicate, d’une facture ancienne, avec une gravure minutieuse sur sa surface. Un paysage montagneux, peut-être de la Terre. Une pièce d’art, indéniablement humaine.

Je le saisis, le poids léger mais significatif dans ma main. Comment est-il arrivé ici ? Un souvenir laissé par un explorateur humain précédent ? Un trophée pour ces créatures ? Les hypothèses se bousculent dans mon esprit.

Je le glisse dans ma poche, un geste furtif. Cet objet ne figure pas dans mon rapport. C’est un mystère pour moi seul. Une pièce de plus pour ma collection clandestine.

Je collectionne les artéfacts d’autres mondes, de cultures écrasées par l’Empire. Chaque objet est un souvenir, un rappel de ce que nous avons détruit. Une contradiction, peut-être, pour un homme de ma stature. Mais je suis plus qu’un soldat. Je suis un gardien de mémoires perdues.

Le pendentif est différent. Humain. Un lien avec la Terre, une énigme personnelle. Je me promets de découvrir son origine, son histoire.

Je poursuis mon inspection du laboratoire, l’esprit occupé par le pendentif. Il me rappelle que notre propre culture est aussi fragile que celles que nous anéantissons. Une pensée dérangeante.

Je garde le secret du pendentif, un acte de rébellion silencieux. Un fragment d’humanité dans un monde de conquête et de destruction.

Thierry : Un des hommes de l’équipe d’Atlas semble apercevoir qu’il dérobe quelque chose, mais il se détourne. Atlas résiste à l’abattre. Il pense à ce gars, aux jours qui ont précédé l’invasion, à la réticence de certains de s’attaquer à des extraterrestres innocents. Atlas, lui, reste sur la justesse de sa mission. Chaque fois que l’Empire ne frappe pas le premier, il paye un lourd tribut. C’est une loi universelle dans la galaxie.

GPT : Je glisse le pendentif dans ma poche. Un mouvement que je croyais discret. Mais un de mes hommes, jeune, les yeux encore emplis d’idéaux, me surprend. Nos regards se croisent. Il comprend, mais détourne les yeux. Un silence non dit s’installe entre nous.

Je pourrais l’éliminer. Un accident, facile à justifier. Mais je résiste. Ce n’est pas un rebelle, juste un jeune soldat, perdu dans la complexité de nos actions.

Ses doutes m’envahissent. J’ai vu la réticence dans les yeux de certains avant l’invasion. “Pourquoi attaquer s’ils ne représentent pas une menace ?” murmuraient-ils dans les couloirs sombres des vaisseaux. Mais je reste inébranlable. L’Empire a une règle : frapper le premier. Une loi universelle, dictée par l’expérience amère de trahisons et d’invasions.

Chaque civilisation non contrôlée est une menace potentielle. Un risque que l’Empire ne peut se permettre. Le souvenir de notre propre terre, surprise, envahie, est trop frais. Nous avons juré de ne plus jamais être les victimes.

Je pense à ce jeune homme, à son conflit intérieur. Il est le reflet d’une partie de moi que j’ai longtemps ignorée. Mais je ne peux me permettre de douter. Je suis Atlas, commandant de l’Empire, protecteur de notre peuple.

Je range ces pensées. Le pendentif dans ma poche est maintenant un secret partagé, un lien fragile entre moi et ce soldat. Un rappel que même au cœur de la conquête, l’humanité persiste, ténue, mais présente.

Je me reconcentre sur la mission. Chaque monde conquis est une garantie de sécurité pour l’Empire, un rempart contre l’inconnu. Ma conviction est ma force. Le doute, un luxe que je ne peux me permettre.

Thierry : Tu pourrais nommer les personnages. Là tout est beaucoup trop abstrait.

GPT : En glissant le pendentif dans ma poche, je sens le regard de Lars, l’un de mes jeunes soldats, percer mon geste. Lars, avec son idéalisme naïf et ses questions incessantes. “Pourquoi eux, Commandant ? Sont-ils vraiment une menace ?” Des questions que j’ai appris à ignorer.

Lars détourne rapidement les yeux, un conflit évident dans son regard. Je pourrais le faire taire définitivement. Un accident dans le feu de l’action, facile à expliquer. Mais je m’abstiens. Il n’est pas un traître, juste un garçon qui peine à digérer la réalité de notre mission.

Ces derniers jours, j’ai senti une tension croissante parmi certains membres de l’équipe. Des murmures dans les couloirs du vaisseau. Des regards qui s’échangent, chargés de doutes. Lars n’est pas le seul à questionner nos actions. Il y a aussi Jensen, toujours le premier à relever les contradictions de notre mission, et Mira, dont le silence récent en dit long sur ses pensées.

Malgré leurs doutes, je reste convaincu de la justesse de notre cause. L’Empire a appris à ses dépens : chaque civilisation non assujettie est un danger potentiel. Une leçon gravée dans notre histoire, dans nos pertes.

Je me rappelle le jeune Lars, plein d’entrain lors de son arrivée, ses yeux brillant d’admiration. Maintenant, il porte le poids de notre réalité, une réalité où l’innocence n’a pas sa place.

Le pendentif dans ma poche est désormais un secret entre Lars et moi. Un fil ténu qui relie nos humanités dans ce monde d’ordres et de conquêtes. Un rappel que même dans l’obscurité de notre mission, il reste une lueur d’humanité.

Je me tourne vers mes soldats, mon équipe. Lars, Jensen, Mira… et tous les autres. Chacun porte en lui une bataille intérieure. Mais pour l’instant, nous devons rester unis, efficaces. La survie de l’Empire en dépend.

Ma décision est prise. Je garde le secret du pendentif, et avec lui, un morceau de l’humanité que nous avons tous sacrifiée. C’est le prix à payer pour être les gardiens de l’Empire.

Thierry : Atlas envoie un rapport initial sur leur situation quand quelque chose d’inattendu survient. Trouve un Cliffhanger.

GPT : Je saisis mon communicateur, prêt à transmettre le rapport initial. “Ici Atlas. Objectif atteint. Résistance neutralisée. Début d’exploration et de sécurisation en cours.” Mes mots sont concis, précis.

Alors que je m’apprête à conclure, un frémissement parcourt l’air. Une vibration, presque imperceptible. Je suspends mon rapport. Lars et les autres se figent, regardant autour, inquiets.

“Commandant, vous sentez ça ?” murmure Jensen, les yeux écarquillés.

La vibration s’intensifie, se transformant en un bourdonnement profond. Les structures végétales du laboratoire semblent réagir, pulsant d’une énergie nouvelle.

Soudain, au cœur de la salle, un pilier lumineux s’élève, vibrant d’une lumière intense. Les artefacts autour de nous s’activent, émettant des sons harmoniques, presque chantants.

Je fixe le pilier. Une forme se dessine à l’intérieur, indistincte, grandissant en clarté. Une silhouette ? Un message ? Impossible à dire.

Je reprends mon communicateur. “Situation évolutive. Phénomène inconnu en cours…” Ma voix est interrompue par l’émergence d’une figure du pilier. Humaine ? Extraterrestre ? Amie ? Ennemie ?

Le communicateur glisse de ma main, le rapport inachevé. Tous les yeux sont rivés sur la silhouette. Une nouvelle page de notre mission s’ouvre, imprévue, potentiellement dangereuse.

Qui ? Que ? Des questions sans réponses. Le cliffhanger parfait pour la fin du chapitre.

Thierry : Je n’en suis pas si sûr. Imagine plutôt une nuée noire qui pousse Atlas et son équipe à refluer vers le portail et regagner l’empire. Une sorte d’acide qui dévore tout et détruit le portail. Le chapitre se termine quand Atlas le franchit en dernier.

GPT : Alors que je termine mon rapport, une ombre grandit dans le laboratoire. Une nuée noire, dense, surgit des profondeurs de la structure végétale. Elle s’étend rapidement, engloutissant tout sur son passage.

“Repli!” je crie. Nous courons vers le portail, la nuée nous talonnant. Elle émet un sifflement corrosif, comme de l’acide rongeant la matière organique et technologique. L’air se remplit d’une odeur âcre, piquante.

Les arbres, les artefacts, même les corps des extraterrestres tombés… tout est dissous par cette marée destructrice. La beauté du laboratoire se désintègre sous nos yeux.

Lars est le premier à franchir le portail, suivi de près par Jensen et Mira. Je couvre leurs arrières, tirant sur la nuée, bien que cela semble inutile. La substance avance inexorablement, dévorant les parois, le sol, le plafond.

Je recule vers le portail, le dernier à partir. Juste avant de franchir le seuil, je me retourne. La nuée noire engloutit l’espace où nous nous tenions il y a quelques secondes. Une dernière vision de destruction avant de plonger dans le vortex du portail.

Je ressors de l’autre côté, dans notre réalité. Derrière moi, le portail grésille, s’effondre, la connexion rompue. L’écho de la destruction résonne dans mes oreilles.

Le chapitre se clôt sur cette image de perte, d’évasion in extremis. Une menace inconnue a effacé notre point d’entrée, coupant toute possibilité de retour. Qu’était cette nuée ? Un système de défense ? Une entité vivante ?

Des questions sans réponses. Une fin parfaite pour ce chapitre, laissant le lecteur suspendu à un fil d’incertitude et d’urgence.

Note : À ce stade, il faut recoller les morceaux, leur redonner un peu de cohérence, sans accorder trop de temps à la qualité de la rédaction. Le but est désormais d’établir une trame narrative jusqu’à la fin de l’histoire.

Chapitre 1, v0

Le portail de téléportation nous jette dans un monde inattendu. Le laboratoire où nous atterrissons n’est pas un édifice de métal et de verre comme d’habitude, mais une cathédrale de verdure. Des arbres gigantesques s’entremêlent leurs branches et leur feuillage. Ils masquent un soleil bleuâtre. Des lianes et des filaments colorés pendouillent quelques mètres au-dessus de nous. Je me retourne. Le portail a été creusé dans un immense tronc, couvert des sculptures. Elles évoquent des sangsues ou des anguilles luisantes. Pas de technologie visible, seulement une architecture vivante.

Mes coéquipiers se déploient autour de moi. Ils avancent, armes en main. L’air est humide, chargé d’effluves inconnus. La gravité est légère, sensation presque libératrice.

Des silhouettes se dessinent. Des créatures arboricoles apparaissent dans les frondaisons. Leur peau évoque l’écorce, leurs membres, des branches. Leurs yeux, petits et lumineux, nous scrutent avec curiosité et prudence. Parfaite intégration dans cet environnement. Je chasse cette pensée. Je suis l’envoyé de l’Empire, le bras armé de sa volonté. Les extraterrestres communiquent dans un langage de sifflements et de cliquetis. Ils semblent pacifiques. Mais cela ne change rien.

Je lance un ordre :

— Formation Delta.

Ma voix est froide, déterminée. Mon équipe réagit instantanément, se déployant en mode offensif. Nous avançons, nos pas écrasant la mousse épaisse qui tapisse le sol. Je remarque des structures organiques qui pourraient être des outils, des œuvres d’art peut-être. Un monde entier à découvrir, mais pas pour nous. Les créatures grimpent agilement dans les arbres. Je suis conscient de leur vulnérabilité. Pas d’armes, pas de défense apparente. Comme des enfants face à des loups.

— Feu à volonté

Les premiers tirs résonnent, brutaux, impitoyables. Les extraterrestres chutent, leurs corps frêles secoués par les impacts.

Mon regard balaie le laboratoire-végétal, cette merveille d’une civilisation inconnue. Chaque tir déchire un peu plus le voile de cette beauté étrangère. Les cris des créatures se mêlent au crépitement des armes. Je reste stoïque, implacable. C’est mon devoir, ma mission.

Bientôt, le silence retombe. Seuls demeurent les échos des tirs dans ma tête. Mes coéquipiers me regardent, attendant le prochain ordre.

— Sécurisez la zone.

Ma voix ne trahit aucune émotion. L’efficacité, la précision, voilà ce qui compte.

Nous avançons plus profondément dans le laboratoire. Chaque pas nous éloigne de notre humanité, mais nous rapproche de notre objectif. La conquête, l’expansion de l’Empire. À tout prix.

Je progresse à travers la forêt de lianes et de branches entrelacées. La bataille est derrière, le calme devant. Un objet flotte. Pas plus grand qu’une main humaine. Il vibre doucement, émettant une lumière douce. Je m’en approche. Il réagit, changeant de couleur, devenant plus brillant. Un appareil de communication ? Un dispositif d’observation ? Impossible à dire.

Je poursuis. Des veines lumineuses zigzaguent à la surface des troncs. Je les touche et elles réagissent, pulsant plus fort. Peut-être un circuit de données biologique. Plus loin, je trouve une série de sphères suspendues. Elles tournent lentement, en harmonie. Je ressens une légère pression dans mon crâne. Leurs mouvements semblent trop précis pour être aléatoires.

Je continue mon exploration. Une structure ressemble à un instrument de musique. Des cordes, ou des fils, s’étendent d’un arbre à l’autre. Je les effleure. Elles émettent un son, pur, presque mélodique. Cela dépasse la musique, touchant à quelque chose de plus fondamental.

Je tombe sur une série de capsules translucides. À l’intérieur, des créatures, différentes de celles que nous avons affrontées. En stase ? En étude ? Leurs corps sont parcourus de filaments connectés aux parois de la capsule. Un projet de conservation ? D’amélioration ? Une inquiétude me traverse. Je m’arrête. Mon regard balaie l’ensemble. Ce n’est pas seulement une technologie étrangère. C’est une conception du monde étrangère. Un mystère à décrypter, un puzzle à assembler.

Mais pour l’Empire, ce n’est qu’une ressource à exploiter. Je le sais. Je le sens. Pourtant, une part de moi résiste, fascinée par ce que je vois, par ce que cela signifie. Le temps presse. Je dois rapporter mes découvertes. Je m’attarde encore un instant, captivé par l’étrangeté et la complexité de ce que j’ai sous les yeux.

Parmi les merveilles extraterrestres, une anomalie attire mon attention. Un objet déplacé, inattendu. Il gît là, sur une table organique, entourée d’artefacts aux formes fluides et lumineuses. C’est un pendentif, simple, en or peut-être. La chaîne rejoint un médaillon circulaire, une antique pièce d’un dollar, avec gravé d’un côté un buffalo, de l’autre le visage d’un indien. Comment est-elle arrivée ici ? En plus d’être hors de prix, elle n’aurait jamais dû se trouver sur un monde jusque là tenu à l’écart de l’Empire.

Je glisse le pendentif dans ma poche, un geste furtif. Cet objet ne figurera pas dans mon rapport. C’est un mystère pour moi seul. Un artefact de plus pour ma collection clandestine. Chaque objet ramassé sur le terrain est un souvenir, un rappel de ce que nous avons détruit. Une contradiction, peut-être, pour un homme de ma stature. Mais je suis plus qu’un soldat. Je suis un gardien de mémoires perdues. Le pendentif est différent. Humain. Un lien avec la Terre, une énigme personnelle. Je me promets de découvrir son origine, son histoire.

Je sens un regard posé sur moi, c’est Lars, l’un de mes jeunes soldats, avec son idéalisme naïf et ses questions incessantes.

— Pourquoi eux, commandant ? Sont-ils vraiment une menace ?

Des questions que j’ai appris à ignorer.

Lars détourne rapidement les yeux, un conflit évident dans son regard. Je pourrais le faire taire définitivement. Un accident dans le feu de l’action, facile à expliquer. Mais je m’abstiens. Il n’est pas un traître, juste un garçon qui peine à digérer la réalité de notre mission.

Ces derniers jours, sur Mars, j’ai senti une tension croissante parmi certains membres de l’équipe. Des murmures dans les couloirs de la base de téléportation. Des regards qui s’échangent, chargés de doutes. Lars n’est pas le seul à questionner nos actions. Il y a aussi Jensen, toujours le premier à relever les contradictions de notre mission, et Mira, dont le silence récent en dit long sur ses pensées.

Mais malgré leurs doutes, je reste convaincu de la justesse de notre cause. L’Empire a appris à ses dépens : chaque civilisation non assujettie est un danger potentiel. Une leçon gravée dans notre histoire, dans nos pertes.

Je me rappelle le jeune Lars, plein d’entrain lors de son arrivée, ses yeux brillant d’admiration. Maintenant, il porte le poids de notre réalité, une réalité où l’innocence n’a pas sa place. Le pendentif dans ma poche est désormais un secret entre nous. Un fil ténu qui relie nos humanités dans ce monde d’ordres et de conquêtes. Un rappel que même dans l’obscurité de notre mission, il reste une lueur de beauté.

Je me tourne vers mon équipe. Lars, Jensen, Mira… Chacun porte en lui une bataille intérieure. Mais pour l’instant, nous devons rester unis, efficaces. La survie de l’Empire en dépend.

Alors que je termine mon rapport, les frondaisons s’assombrissent. Une nuée noire, dense, surgit des profondeurs de la structure végétale. Elle s’étend rapidement, engloutissant tout sur son passage. J’ordonne le repli. Nous courons vers le portail, la nuée nous talonne. Elle émet un sifflement corrosif. Elle ronge tout sur son passage. L’air se remplit d’une odeur âcre, piquante.

Les arbres, les artefacts, même les corps des extraterrestres tombés… tout est dissous par cette marée destructrice. La beauté du laboratoire végétal se désintègre sous nos yeux.

Lars, Jensen et Mira sont les derniers à franchir le portail. Je couvre leurs arrières, tirant sur la nuée, bien que cela semble inutile. La substance avance inexorablement.

Je recule vers le portail, le dernier à partir. Juste avant de franchir le seuil, je me retourne. La nuée noire engloutit l’espace où nous nous tenions il y a quelques secondes. Une dernière vision de destruction avant de plonger dans le vortex du portail. J’ai la certitude que nous étions attendus.