Haut Languedoc
Haut Languedoc

Gravel Terres Rouges

Distance
Distance
105 km
Dénivelé
Dénivelé
1 600 m
Portage
Portage
0.1 %
Altitude
Altitude max
305 m
Asphalte
Asphalte
30 %
Singles
Singles
15 %

Cette boucle gravel, créée pour Hors Trace Aventures, part de Bouzigues sur l’étang de Thau et y revient après 105 km et environ 1600 de dénivelé positif. Elle explore un arrière-pays contrasté : garrigues, vignobles, pinèdes. Des gravelistes l’ont déjà effectué avec des pneus de 40 mm, mais n’oublions pas que le Languedoc est parfois caillouteux. Le record sur la trace est de 5h20 (certains l’effectuent en 8h, chacun son rythme).

Presque tout de suite après le départ, on passe sous la nationale 113 pour entrer dans le vif du sujet, en remontant le long de la combe du Joncas, où subsistent les vestiges industriels de l’ancienne mine de bauxite (d’où le nom de terres rouges). Le chemin est à cet endroit raviné, mais en restant en bordure on oublie vite cette courte section inconfortable. On enchaîne petites routes et chemins, passe sous l’autoroute A9, la longe, puis la quitter pour de belles pistes en garrigue, bientôt avec une vue sur l’étang de Thau et Sète, jusqu’à couper la D2 au km13.

Sauf si le motocross de Poussan est ouvert, une barrière bloque le passage, mais nous avons l’habitude de la franchir, sans que jamais personne n’y trouve à redire. On rejoint une piste qui traverse les collines de La Moure, un court bout d’asphalte, encore des pistes, jusqu’à Cournonterral. Après la traversée du village, on attaque la classique piste de la taillade. Une longue ascension commence. On rejoint la petite route avant le sommet, puis une nouvelle longue piste qui continue de grimper vers le plateau d’Aumelas.

Attention, plongée vertigineuse vers Vandémian et superbe vue sur le Haut Languedoc. Ne pas attaquer à fond. Il y a quelques pierres roulantes. Une fois au village, au km40, on trouve une fontaine sur le terrain de tambourin. À ce stade, on n’a pas roulé plus de 4 km sur l’asphalte. On entre dans un secteur de vignobles, moins âpre, mais toujours casse pattes. On traverse Plaisan, km45, puis Saint-Pargoire km50, où il y a une pâtisserie et une boulangerie qui ferme à 12h45. Bientôt une côte assez sévère nous fait grimper sur la ligne de crête au-dessus de la vallée de Villeveyrac, avec un point de vue sur l’étang de Thau, Sète, la mer, km54.

Une piste nous fait rejoindre le domaine viticole du Mas Novi. Dès que le chemin remonte, il devient caillouteux, km56, mais on s’en écarte tout de suite sur la droite pour un single velouté sous les pins. Bon, un arbre est tombé, le contourner à pied. De là, on plonge vers la base départementale de Bessilles, km58 et les 2/3 du dénivelé avalé. Ne pas hésiter à faire le plein d’eau, on n’en trouve plus par la suite.

On est au paradis du VTT, mais on ne fait que jouer avec quelques passages parmi les moins engagés. Après un petit bout d’asphalte et de piste, on rejoint un single entre les chênes verts qui nous amène à un chaos rocheux et à la nationale 113, km 63. Descendre du vélo, passer sous la nationale par une buse. C’est fléché. De l’autre côté, une petite route conduit vers les pinèdes. Point de vue au km65, puis long enchaînement en sous-bois. On trouve des terres de plus en plus rouges. On reste sur des chemins entre les vignes, avant d’atteindre L’étendoir des fées, km72, strate de grès rose, de forme plissée et assez unique. Point de vue superbe en direction de Castelneau-de-Gers. Table d’orientation.

Vers le km73, on entre dans un dédale de singles où même avec un GPS il est facile de se perdre. Tenter de suivre au plus près la trace, ça passe avec un gravel. On grimpe par un single vers un rocher en surplomb, longe la falaise et entre dans le rouge (la couleur). Là encore, on passe même avec des pneus étroits, mais ne pas hésiter à mettre pied à terre. Le véritable danger, c’est de déraper à cause du dévers. Passage trop beau pour l’éviter.

On continue sans difficulté notoire par pistes et singles jusqu’à lécher les contreforts du pioch Touchat, km76. Ne pas regarder les singles qui descendent du sommet. Rester en bas, tranquillement. On franchit le col par un bout d’asphalte, s’aventure dans un single joueur et confortable, avant de descendre vers la plaine littorale. On se branche alors sur le chemin de la Reine Juliette, qui n’est autre que la voie Domicienne, l’ancienne autoroute des Romains, km82. Retour quasi rectiligne. Quelques secteurs pierreux, quelques petits détours pour éviter les plus défoncées. Un ravin à franchir en portant le vélo au km85. On descend par de vagues marches, remonte de même.

On approche du but. Prendre garde lors de la traversée de N113 au km95. La visibilité est bonne, mais ça roule parfois fort. Il ne reste que trois petites côtes avant d’atteindre Loupian et enfin la piste cyclable qui ramène à Bouzigues. Petit détour pittoresque par les cabanes des ostréiculteurs, avant de regagner le point de départ.

Cette trace exige sans cesse de relancer, on en prend plein les yeux, aussi plein les jambes. Ne surtout pas l’attaquer bille en tête, à moins d’être un costaud. Lorsque la chasse est ouverte, et même fermée, on risque de croiser des battues aux sangliers, mais on les croise en général dans les secteurs de pistes, donc avec une bonne visibilité. J’ai effectué plusieurs fois la trace en intégrale, avec des pneus de 42 et 45 mm. J’ai chaque fois terminé rincé.

Remarque pour les GPS Garmin

Cette trace emprunte souvent des chemins que les Garmin ne connaissent pas, du coup si vous activez les options de guidage, il ne cessera de vous demander de faire demi-tour. Il vaut mieux désactiver cette fonctionnalité pensée pour le vélo de route. Voir mes réglages Garmin.