Thierry Crouzet

Lettre aux développeurs d’Ulysses

Options d'abonnement d'UlyssesVous venez soudainement de changer de modèle économique, passant à l'abonnement. Je suis attaché à votre éditeur de texte, pieds et poings liés, parce qu’il n’en existe pas de meilleur pour le moment (et qu’on ne me parle pas de cette usine à gaz de Scrivener). Je l’avais donc acheté, en version macOS et iOS, et je viens de m’abonner pour pouvoir continuer à l’utiliser à l’avenir. Lire la suite →

Les douces confidences d’Olivier Martinelli

L'homme de mielQuand j’ai publié J’ai débranché, un ami m’a dit qu’il avait préféré les passages où j’évoquais mon père et ma famille. Quand je publie tous les mois mon Carnet de route, des lecteurs me disent qu’ils aiment quand je parle de mon vécu. Je crois qu’en tant qu’auteur nous ne pouvons être vrai que quand nous nous racontons, que ce soit dans le témoignage ou la fiction. C’est particulièrement vrai pour Olivier Martinelli qui partage son cancer avec nous dans L’Homme de miel. Lire la suite →

Ragdoll : les dangers de survendre un livre

J’ai beaucoup ri en lisant le début de Ragdoll, un roman pourtant censé être plus noir que noir. Je vous ai déjà parlé de ce thriller dont Trapeze, l’éditeur anglais, a fait la promotion durant plus d’un an avant sa publication, annonçant partout, haut et fort, qu’il tenait le prochain Da Vinci Code, si bien que les éditeurs internationaux, Robert Laffont compris, ont fait de gros chèques pour s’arracher ce premier roman de Daniel Cole. Lire la suite →

Pokémon Go : contre ses détracteurs tuent la joie

Hier, avec Émile et Tim, nous avons plusieurs fois parcouru le village à la recherche de Pokémons. L’enthousiasme de mes enfants m’a enthousiasmé. Pour une fois, ils ont envie de marcher durant des heures. Ils me disent même qu’ils veulent aller à Paris, à New York, dans les musées. Soudain les villes deviennent pour eux attractives alors qu’elles les indifféraient jusque là. Lire la suite →

Ayerdhal plus grand que le réel

Je devais être à Bruxelles pour dire bye bye à Yal et serrer Sara dans mes bras. La SNCF en a décidé autrement. Lors des obsèques, je voulais dire quelques mots pour saluer mon ami, juste improviser sur le coup de l’émotion. C’est plus difficile maintenant que j’ai retrouvé prématurément mon clavier, et de la distance. Lire la suite →

Ayerdhal : la biographie invérifiable

J’aurais connu Yal moins de dix ans. Tout a commencé ici même, sur ce blog, le 12 septembre 2006. Lire la suite →

Le rocker nous joue sa fugue

J’ai juré de ne pas parler de Quelqu’un à tuer. Parce que Pierre Fourniaud l'éditeur de ce roman refusait de me donner une version numérique. Reste que le texte existe, son auteur aussi, Olivier Martinelli, une sorte de survivant du XXe comme échoué sur les rivages du XXIe, avec sa voix, sa hargne, sa volonté inflexible, le tout en douceur, cette douceur du rocker au cœur trop gros pour rester caché bien longtemps. Lire la suite →

La Saga de Mô, une plongée dans la couleur du Midi

La plupart des auteurs aspirent à une prose blanche, dans la lignée de Camus. Elle exige épuration, inlassable travail de nettoyage avec visée minimaliste. On entre chez d’autres, plus rares, plus précieux, comme dans un arc-en-ciel, immédiatement conscient d’être chez eux et nulle part ailleurs. C’est ce que j’ai ressenti dès les premières lignes de Lire la suite →

Piketty excite les libéraux

Il m’a suffi de quelques tweets où je disais lire Piketty pour attirer vers moi une meute de rentiers affamés. Je ne vais donc pas me gêner pour évoquer ma lecture du Le capital du XXIe siècle, lecture peu exaltante, mais passionnément descriptive. Lire la suite →

La SF souffre d’embonpoint

Je parle de la SF que je lis aujourd’hui, à petite dose il est vrai, chaque fois qu’un ami me donne un conseil. Je vais même restreindre ma critique à mes deux dernières lectures, Robert Charles Wilson et sa trilogie Spin, Alastair Reynolds et Janus. Lire la suite →